suite à un signalement selon lequel des fonctionnaires de police du commissariat central du XVIIIe arrondissement de Paris utiliseraient les vestiaires pour conserver de la drogue, l’alerte a été donnée le 23 février au soir. Selon les informations communiquées les casiers de plusieurs d’entre eux ont été ouverts et l’opération se poursuivait en fin de semaine. Le comble du comble est que le syndicat de police Alliance dénonçait sur son site Internet

la promptitude du parquet via l’IGPN à perquisitionner les placards de nos collègues du CC 18.

Son secrétaire national pour l’Ile-de-France, Philippe Lavenue, allait même jusqu’à s’étonner d’une pareille débauche de moyens:

On aimerait que l‘administration nous en donne autant quand il s’agit d’aller perquisitionner dans les cités

ironisait-il.

L’opération des boeufs-carottes est source d’un certain agacement parmi les policiers:

Les moyens déployés par l’IGPN sont hors-norme alors que nous en manquons cruellement pour interpeller les délinquants

s’agaçait un policier auprès de metronews.

En tout, près de 400 casiers ont été fouillés.

Le comble serait qu’à la suite de cette perquisition, aucun policier ne soit sanctionné pour les faits en question (détention de stupéfiants).

C’est lors d’une ronde habituelle que le chef de poste du commissariat remarquait qu’une dalle du plafond qui lui était tombée dessus était accompagnée dans sa chute par du Subutex. La police des polices intervenait en présence de chiens renifleurs pour procéder à une perquisition dans le but d’identifier d’où venait ce produit de substitution à l’héroïne qui fait l’objet d’un trafic parallèle. Il semblerait que d’autres stupéfiants, dont du cannabis, ont été retrouvés au cours des investigations de l’IGPN.