Selon le Procureur Molins « l’état d’urgence fait partie de l’Etat de droit, s’il y a eu des abus il y aura des recours »/ OUI MAIS ?

Par Michel Engelmann,

Avec la mise en place de l’Etat d’Urgence c’estun bon signe qui nous est donné de voir la tenue de la première réunion du comité de suivi.

La gravité des événements exige bien entendu une extrême confidentialité sur tout ce qui s’est dit. Le fait qu’un connaisseur de la chose soit le rapporteur de ce comité et en plus qu’il soit de l’opposition donne une valeur ajoutée à ce processus.

 Ce qui a retenu notre attention ce sont les déclarations devant l’ensemble des sénateurs de la commission des Lois du Procureur Molins. Il rappelait à juste titre que « l’état d’urgence c’est aussi l’état de droit, tout ça se fait sous le contrôle du juge administratif et du juge judiciaire (…) s’il y a des abus, il y aura des recours. Le système français est suffisamment équilibré, il prévoit les garanties nécessaires ».

Ce sont là des propos que nous attendions, même si ce ne sont pas les seuls. Nous reviendrons sur ce dernier point.

Quand le Procureur Molins dit: « s’il y a abus, il y aura recours. Le système français est suffisamment équilibré, il prévoir les garanties nécessaires », nous sommes disposés à le croire. Personnes ne peut éviter le risque de perquisitions maladroites, d’abus de pouvoir lors de la détention abusive de présumés coupables ect … L’Etat d’Urgence est conçu pour intervenir rapidement, en contournant le processus judiciaire long. Chacun peut concevoir qu’il y a ait des erreurs. Chacun, sauf celui sur qui le destin fait que la main qui se veut protectrice de l’Etat d’Urgence rentre chez lui avec fracas.

Quelles sont les garanties nécessaires dont vous parlez monsieur le Procureur ?

Beaucoup de petites gens n’ont pas les moyens d’attendre les recours qui, puisqu’ils sont judiciaires, sont long à venir, surtout quand, après une perquisition chez une particulière celle-ci sentend dir:

  • Mais Madame, il ne faut pas vous mettre dans ces états-là, c’est pas grave ce qui vous est arrivé.’

Puis:

« Compte tenu que vous hébergez ou avez hébergé le monsieur qui était mis en cause, vous n’avez le droit à aucune indemnisation. Voilà, c’est très bien [sic]. Au revoir Madame. »

Le problème est qu’il n’y avait pas de terroriste et que celui qui était recherché ne semble plus vivre au domicile.

Attention à ce que tous ces cas individuels ne retournent pas l’opinion contre « sa » police, comme ce fut le cas après Charlie.

Messieurs sachez sortir de vos bureaux et solder rapidement les affaires que vous laissez derrière vous.


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