Les Ripoux et les Syndicalistes : attention Police !

Par Michel Engelmann Dominique Monjardet

Mardi 08 décembre 2009 ceux qui étaient assis devant leurs téléviseurs ont pu voir presque en « live » deux Policiers Ripoux dévaliser les tiroirs d’une boutique grâce aux caméras de surveillance de celle-ci. Leur bilan : cartes téléphoniques et 4000 Euros tout de même.

Les deux Ripoux ont été arrêtés sur le champ.

Un reportage sur TF1 montrant cette action était suivi de l’interview d’un « éminent » syndicaliste. Il expliquait que ce genre de faits était rare, que les policiers seraient mis à pied et que lorsque la faute est grave ils pouvaient être révoqués. Je suis parmi ceux qui estiment que la faute est grave mais sait on jamais. Je dis bien « estime » et non « juge » !

Le Ministère de l’Intérieur confirmait rapidement la mise à pied des deux Ripoux. Mais rien ne dit qu’ils seront poursuivis en pénal selon les règles de l’IGS et de l’IGPN réunis, si le commerçant ne dépose pas plainte.

Sur FR3, 15 minutes plus tôt, à partir du même enregistrement, un autre syndicaliste « non moins éminent » et du même syndicat nous expliquait que c’était là chose peu fréquente et que ces deux « policiers » avaient été arrêtés par d’autres policiers. Il ajoutait, fort satisfait des ses dires, que ceci montre que le système fonctionne et s’autorégule. La caméra poursuivait lentement son traveling sur quelques clients restés face au magasin pendant cette opération « policière ». L’un d’entre eux expliquait qu’ils avaient maitrisés le Ripou sorti en dernier de l’échoppe, qu’ils l’avaient mis à terre et l’avaient même désarmé.  La Police contactée était arrivée pour prendre livraison du malheureux Ripou. Souhaitons que cet acte de bravoure ne se retrouve pas contre le client pour avoir fait un tel aveu face aux caméras !

On retrouve bien là les constatations faites par Monjardet *, défendre l’Institution jusqu’au bout et, lorsque cela n’est plus possible, sacrifier la « brebis galeuse » pour sauver le système qui « s’autorégule » lui-même à la satisfaction de ses membres.

 * note du 22 janvier 2001

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