Gendarmes : le radié, le puni et le parjure !

Par Michel Engelmann Ministère Intérieur

Il y a le gendarme Matelly, radié pour avoir critiqué une décision du Ministère de l’Intérieur relative au rapprochement police-gendarmerie.

Quelques jours plus tard, il y a le gendarme A puni pour avoir écrit un poème.

Personne ne parle du gendarme M, expert en Nouvelles Technologies de la Gendarmerie Nationale de Tours, qui prête serment comme expert dans un jugement correctionnel et qui se parjure.

Critiquer une décision du Chef des armées, de son propre chef, est un acte de rébellion inadmissible, encore plus inadmissible pour un officier que pour un homme du rang. Est-ce que la hiérarchie du commandant aurait dû prendre cette décision sans attendre ? Nous répondons oui car c’est cette hiérarchie qui est responsable de la discipline.

Ecrire un poème est-il un acte délictueux ? Nous répondrons non. Ecrire un poème pour défendre le commandant radié de la gendarmerie est-il un acte délictueux ? Nous répondrons non ! Ecrire un poème dénigrant le chef des armées est-il délictueux ? Nous répondrons non ! Manquer de respect au chef des armées est un acte d’indiscipline d’autant plus qu’il l’est par la volonté délibérée de celui qui l’écrit associé à l’acte précédent.

Expliquer dans un rapport d’expertise judiciaire que des documents prennent la date du jour de la gravure quand on les grave sur un CD ROM*, voulant prouver ainsi que des photos pédopornographiques datées de 8 mois après la saisie des disques durs par la police appartiennent bien à une personne, est-il un acte délictueux ? Nous répondrons oui, c’est vouloir tromper la Justice ! Est-ce que la hiérarchie du gendarme doit prendre une décision disciplinaire concernant le gendarme en question ? Nous répondrons oui ! Est-ce que la hiérarchie a été informée ? Nous savons que oui, elle a cosigné le rapport ! Est-ce que de ce fait la hiérarchie est co-responsbale de ce parjure ? Nous répondrons oui !

Sommes toutes on est radié voire puni par le chef des armées et c’est en toute logique car l’indiscipline nuit à la force des armées. On est protégé par son supérieur, par le Procureur voire par son Ministère quand on est un simple quidam, et c’est étrange, car cela nuit à la crédibilité de la justice

* Comme chacun peut le vérifier en copiant puis en modifiant des images sur un disque dur et en les gravant sur un CD ROM R celles-ci conservent bien leurs dates de création d’origine ainsi que celles de dernières modifications. Par contre si on demande au graveur utilisé de graver ces images à une date précise toutes les images prennent la date demandée mais aussi l’heure demandée. Toutes les images ont alors la même date et la même heure. Ce qui n’était pas le cas dans l’affaire en question, ce qui traduisait une manipulation des fichiers par gendarmes et policiers.

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