L’INTERNAUTE- LE FILM 9 : la découverte qui trouble le juge Michaud; le jugement du 22 décembre 2008.

Par Yves Dumas

La découverte des photos toutes datées d’une date non compatible avec l’accusation avait jeté un trouble sur le Juge Michaud (lire la biographie du juge Michaud). De la à imaginer que celles-ci étaient le résultat de malversations policières il y avait là un gouffre que le juge, accessoirement vice-président du TC, ne pouvait pas franchir. Pensez donc, le Capitaine Yann Demichel, un officier sérieux comme un pape toujours bien noté par ses chefs ?

Juge MICHAUDComment allait-il se sortir de cette situation alors que le soudain réveil du Procureur Varin pendant l’audience n’avait pu l’y aider ?

La réponse tombait fin janvier 2009.

Il s’en sortait mal, très mal, de façon peu digne même (consulter le Jugement) !

Écrire autant de sottises apparait comme un véritable record en trois malheureuses pages :

  • les policiers sont autorisés à requérir le gendarme Moulay le 11 décembre 2006 (consulter le PV) et non le 15 janvier 2007. Il prendra possession des disque durs le 15 février 2007. Est-ce que la date du 15 janvier 2007 qui apparait ici pour la première fois serait une tentative de cacher une manipulation ?
  • il n’y a pas 144 photos sur sur le tableau en annexe du rapport Moulay mais 132,
  • la prévention rapportée en page 3 est l’une des 4 formulations de la prévention notifiée à l’INTERNAUTE mais surtout pas la dernière.

Cette date du 15 janvier est toutefois marquée par l’infamie car c’est le jour ou le Juge Patard autorise l’ouverture des scellés par les policiers

« aux fins d’examiner le contenu des trois disques durs .. »

ce qui constitue une faute professionnelle que le Capitaine Demichel n’était pas sans ignorer.

De plus, d’où venait la date du 15 juin 2007 qui apparaissait pour la première fois et qui était annoncée comme « jour de l’examen » (de quoi ?).

Si on ajoutait à tout cela le commentaire suivant:

 » même si la prévention ne vise dans le temps que la date du 7 juin 2006 et la détention de l’unique image … »

alors que les recherches de Moulay ne lui avaient pas permis de trouver cette malheureuse image.

Avec le renvoi de l’audience à septembre 2009 L’INTERNAUTE avait suffisamment de temps devant lui pour en savoir plus.

L’INTERNAUTE avait l’étrange sentiment que le juge Michaud marchait « à côté de ses pompes ».

La pression changeait de camp.

A suivre: quand le juge Michaud pousse le gendarme Moulay à la faute.


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