Général Renault

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L’IGGN – Rémi Fraisse : quand le ridicule devient une force des armées !

Par Michel Engelmann

L’enquête de l’inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) destinée à connaitre les conditions dans lesquelles Rémi Fraisse avait trouvé la mort à Sivens, a conclu, mardi 2 décembre, qu’aucune « faute professionnelle » n’avait été commise par les gendarmes.

IGGNLors de son audition par la commission des lois de l’Assemblée nationale le général Pierre Renault, commandant en chef de l’IGGN, a précisé qu’« il reviendra à l’enquête judiciaire de déterminer l’exacte responsabilité et le degré de responsabilité imputable au lanceur » de la grenade offensive à l’origine de la mort du manifestant.

Devant cette surprise il convient de connaitre l’objectif de l’enquête réalisée par l’IGGN. Pour précision il était le suivant :

« déterminer les conditions dans lesquelles les opérations de maintien de l’ordre avaient été conçues, conduites et exécutées depuis fin août, mais aussi d’évaluer le respect des procédures d’engagement et la conformité à la déontologie ».

C’est donc à la lumière de ces objectifs qu’il faut lire la conclusion : aucune « faute professionnelle ».

Les affirmations de l’IGGN confirment donc que les opérations de maintien de l’ordre n’ont pas été conçues pour donner la mort, qu’elles n’ont pas été conduites ni exécutées dans ce but mais qu’elles ont été réalisées dans le respect des procédures d’engagement et la conformité à la déontologie. Voilà ce que nous dit le général Pierre Renault. En substance il nous dit que la déontologie a bon dos.

Donc Rémi Fraise a été tué dans le respect de la procédure et de la déontologie de l’IGGN.

Donc la fameuse grenade offensive tirée parmi les 23 cette nuit là est tombée dans le sac à dos de Rémi Fraisse dans le respect de la procédure et de la déontologie !

Il est vrai que ce ne sont pas là les questions qui étaient posées par l’inspection.

Donc quand les gendarmes sur place ont noté :

« Une masse sombre à terre » est signalée quelques instants plus tard. A 1 h 45, des gendarmes sont chargés d’aller le chercher et de le ramener pour le secourir. Un secouriste « lui prodigue les premiers soins dont un massage cardiaque. Il est interrompu par la découverte d’une plaie importante dans le haut du dos ». A 1 h 51, un commandant signale l’événement :
« Il ne précise pas que la victime est déjà décédée et demande l’intervention des pompiers. Il ne donne aucune précision sur l’origine des blessures, si ce n’est la possible concomitance avec un tir de LBD. »

Deux minutes après, le même commandant signalait la mort de Rémi Fraisse ainsi que :

« la concomitance avec un tir de LBD et un lancer de grenade offensive ».

c‘est toujours dans le respect de la procédure.

Et l’apprentissage du ridicule est précoce à l’IGGN. Loin d’être général le signataire de la lettre destinée à l’INTERNAUTE DE TOURS, le gendarme Bernard Mettio, en est le parfait exemple. Le ridicule ne l’a pas tué. Il déclare tout de go que le gendarme Moulay, sachant ayant apporté son concours technique à une enquête diligentée par la police à Tours aurait sauvegardé sur le CD ROM des données forcément incomplètes.C’est bien là le comble du cynisme de l’IGGN qui pourrait valoir promotion rapide à notre gendarme. Car c’est bien sur ces preuves incomplètes que les policiers Samoyault et Demichel voulaient envoyer l’INTERNAUTE en enfer pour faire plaisir à un de leur collègue le fameux Gibet.

Le ridicule est bien une nouvelle force de nos armés.