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CESSION DES DROITS POUR LE CINEMA ET LA TELEVISION : 5 – vous parlez de réseaux. Que voulez-vous dire par là ?

Par Yves Dumas

LR :      dans « Un JAF au pied de la grue » vous parlez de réseaux qui seraient intervenus plus précisément dans cette affaire mais aussi dans celle de L’Internaute de Tours. Pouvez-vous clarifier ces remarques ?

YCD :   Lorsque le policier qui est au cœur de l’affaire du « JAF eu pied de la grue » déclare dans sa déposition « … et monsieur est Franc-maçon… » il induit volontairement la question suivante chez le gendarme enquêteur : « Que veut dire Monsieur lorsqu’il dit que vous êtes Franc-maçon ? ». Dans le contexte d’une plainte à la gendarmerie ce n’est pas sans arrière-pensée. Il est venu immédiatement à l’esprit que ce policier, auteur de cette plainte, suggérait que cette personne aurait pu, dans cette affaire, user de cette appartenance pour interférer avec des policiers et surtout avec des magistrats. Inévitablement cette suggestion vaut aussi dans celle de L’Internaute puisque ces deux affaires sont liées.

En fait ce n’est qu’une pure supposition de votre part ?

Je n’appellerais pas cela une supposition. C’est un rapprochement de faits. D’une part une insinuation précise, en plainte, et d’autre part des malversations judiciaires et policières en chaine, continuelles et inacceptables. Il est plus que probable que ces deux situations étaient liées.

Soyons clairs vous parlez de réseaux maçonniques ?

Pas du tout, je parle de personnes, dans une chaine de décision, ayant fait purement et simplement confiance à d’autres personnes sans vérifier un minimum d’information. J’ajouterai que ces personnes ont cédées à l’image d’autorité d’un magistrat que le policier suggère comme étant parmi des francs-maçons. La différence entre ce que je dis et ce que vous dites et que je pense que la Franc-maçonnerie est placée au-dessus de ce genre de magouille. Le policier ne suggère pas l’action d’un réseau maçonnique mais celle de francs-maçons, c’est à dire d’individus ayant agi à titre personnel. Personnellement je ne vois aucune obédience maçonnique téléguider des ordres aussi malsains comme ceux auxquels les deux affaires ont été confrontées. Ce que ce policier suggère dans sa plainte c’est qu’il existe partout des personnes, même des francs-maçons, sans aucun scrupule, sans honneur, prêtes à tout pour régner sur leur petit monde. Rien ne dit que certains parmi eux n’ont pas été pris en otage par des policiers ou certains magistrats.

Avez-vous été confronté à d’autres réseaux sur ces affaires ?

Bien entendu. Tout d’abord à un réseau communautariste. Pourquoi le fameux policier ne pose-t-il pas la question sur ses liens communautaires avec un « éminent » magistrat fortement impliqué dans cette affaire ? Ensuite il y a eu un réseau bien pensant qui a proposé d’aider la famille. Toujours en lien avec le même policier. Celle-ci a répondu non. Là aussi je ne pense pas que le Saint Siège ait été donneur d’ordre. Enfin des policiers identifiés dans les deux ouvrages qui se sont égarés sur les valeurs collectives de fraternité, de solidarité sur lesquelles Monjardet s’interrogeait dans sa note du 16 février 2004: « la question est de savoir quand est-ce que celles-ci [les valeurs collectives de fraternité, de solidarité …] dérivent en corporatisme et complicité ».

Mais d’où tenez-vous ces informations ?

En ce qui concerne le réseau communautariste le magistrat a confirmé lui-même qu’il connaissait « très bien » le policier. Pa seulement bien, mais « très bien ». Nous savons qu’ils sont tous deux de la même communauté fortement présente sur la ville. En ce qui concerne les « croyants », nous tenons ces informations de nos relations avec leurs représentants sur la ville. Pour les policiers il y a d’une part les faits rapportés dans les deux ouvrages plus deux opportunités. Le hasard fait souvent bien les choses. De même que la journaliste Devos de la NR avait eu un comportement « lèche botte » en rapportant dans le journal la version policière de la deuxième comparution en correctionnelle je me suis offert un comportement « suceur de roue » à l’égard d’un autre journaliste de la NR, Monsieur Pouvreau. Le 20 décembre 2012 il publiait un article intitulé « Qui commande en Touraine ? » avec un entrefilet intéressant : « Indiscrétion ». La belle occasion pour moi de m’appuyer sur ce beau savoir, surtout après l’avoir rencontré. Il confirmait ses écrits et tout particulièrement ses remarques sur la fraternelle des policiers..

C’est donc sur ces bases que vous préparez la conclusion du scénario?

Oui

Les Ripoux et les Syndicalistes : attention Police !

Par Michel Engelmann Dominique Monjardet

Mardi 08 décembre 2009 ceux qui étaient assis devant leurs téléviseurs ont pu voir presque en « live » deux Policiers Ripoux dévaliser les tiroirs d’une boutique grâce aux caméras de surveillance de celle-ci. Leur bilan : cartes téléphoniques et 4000 Euros tout de même.

Les deux Ripoux ont été arrêtés sur le champ.

Un reportage sur TF1 montrant cette action était suivi de l’interview d’un « éminent » syndicaliste. Il expliquait que ce genre de faits était rare, que les policiers seraient mis à pied et que lorsque la faute est grave ils pouvaient être révoqués. Je suis parmi ceux qui estiment que la faute est grave mais sait on jamais. Je dis bien « estime » et non « juge » !

Le Ministère de l’Intérieur confirmait rapidement la mise à pied des deux Ripoux. Mais rien ne dit qu’ils seront poursuivis en pénal selon les règles de l’IGS et de l’IGPN réunis, si le commerçant ne dépose pas plainte.

Sur FR3, 15 minutes plus tôt, à partir du même enregistrement, un autre syndicaliste « non moins éminent » et du même syndicat nous expliquait que c’était là chose peu fréquente et que ces deux « policiers » avaient été arrêtés par d’autres policiers. Il ajoutait, fort satisfait des ses dires, que ceci montre que le système fonctionne et s’autorégule. La caméra poursuivait lentement son traveling sur quelques clients restés face au magasin pendant cette opération « policière ». L’un d’entre eux expliquait qu’ils avaient maitrisés le Ripou sorti en dernier de l’échoppe, qu’ils l’avaient mis à terre et l’avaient même désarmé.  La Police contactée était arrivée pour prendre livraison du malheureux Ripou. Souhaitons que cet acte de bravoure ne se retrouve pas contre le client pour avoir fait un tel aveu face aux caméras !

On retrouve bien là les constatations faites par Monjardet *, défendre l’Institution jusqu’au bout et, lorsque cela n’est plus possible, sacrifier la « brebis galeuse » pour sauver le système qui « s’autorégule » lui-même à la satisfaction de ses membres.

 * note du 22 janvier 2001