Policière Gaëlle Durand

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QUAND LA JUSTICE DÉPEND DE L’INTÉGRITÉ DES MAGISTRATS : MARSEILLE CHASSE LES POLICIERS RIPOUX TOURS LES ENCOURAGE

Par Yves Dumas

Un affaire récente nous ramène au JAF au pied de la grue, celle du CRS jaloux de Marseille qui dressait des contraventions imaginaires au compagnon de son ex-épouse. Ce brave fonctionnaire de police n’avait rien trouvé de mieux que de « jouer » en ligne pour dresser trois contraventions imaginaires avec la mention « refus de signer », et pour cause. Le pire dans tout cela c’est qu’il aura eu accès impunément au fichier du STIC pour identifier le nouveau compagnon de son ex. A l’audience le procureur avait dénoncé le « comportement ravageur pour l’institution » police. Malgré cela le tribunal a prononcé une condamnation à 6 mois de prison avec sursis et 2000 euros d’amende en attendant la sanction administrative de sa hiérarchie. Là nous pouvons avoir un doute mais on ne sait jamais !

A Tours, entre avril 2004 et 2008, un policier en mal d’assumer son départ du domicile conjugal, le fameux Gibet du Film « L’INTERNAUTE », aura usé et abusé de sa position et de ses relations personnelles et professionnelles pour nuire à son ex-épouse. Pas seulement trois fois ! Jugez par vous même:

  • accusations de harcèlement téléphonique sur l’année 2004: le suivi des listing de l’ex-épouse montrait qu’il en était rien (cf Un JAF au pied de la grue),
  • accusation de harcèlement téléphonique de sa famille sur l’année 2004: sur deux années le listing montrait tout au plus deux appels aux dates d’anniversaire de la fille année (cf Un JAF au pied de la grue),
  • accusations selon lesquelles son ex-épouse aurait cherché à lui nuire professionnellement pour sa promotion au grade de capitaine: les courriers adressés au Ministère de l’Intérieur montrent une simple demande de le raisonner afin qu’il cesse ses agressions (cf Un JAF au pied de la grue),
  • abus de pouvoir en janvier 2006: utilisation de sa position au commissariat pour porter plainte sur une main courante de son ex-épouse, main courante qu’il ne pouvait légalement utiliser,
  • harcèlement en bande organisée: recours à des collègues identifiés grâce aux commandants Fessler et David pour harceler son ex-épouse (cf Un JAF au pied de la grue),
  • plainte en faux témoignage le 05 février 2006: accusation d’une agression physique lors de la prise en charge des enfants avec faux témoignages de deux policiers Mr Cédric Jorland et Melle Gaëlle Durand à l’époque des faits, Ces faux témoignages ressortent des contradictions entre les dépositions des deux collègues du policier et le rapport honteux de l’enquêteur sinistre Dominique Lefrançois (par ailleurs sollicité par les policiers selon les commandants Fessler et David, ancien gendarme de surcroît), 
  • accusation selon laquelle un gros rapport sur lui même aurait été transmis: aucun rapport n’a fait l’objet d’une transmission à qui que ce soit,
  • accusation de harcèlement en juin 2006:
  • utilisation d’un rapport d’enquête « manipulé » et faisant l’objet d’un montage grossier: pour sa demande en divorce utilisation du rapport d’enquête Lefrançois, rapport falsifié, non signé et faisant état d’invraisemblances telles qu’il constitue une manipulation grossière,
  • utilisation abusive des conclusions de l’huissier Morfoisse: pour accentuer sa demande en divorce utilisation abusive des constatations de l’huissier,
  • plainte abusive pour « non présentation d’enfants »: alors que le jugement a redéfini les conditions de prise en charge des enfants et qu’il en est informé il envoie une tierce personne les chercher chez son ex, sans l’en informer au préalable. Elle ne confie pas les enfants à un inconnu qui de toute évidence est parfaitement d’accord ayant appris la situation. Le gendarme enquêteur confirme les faits alors que l’OPJ précise ne pas avoir été tenu informé des modifications. 
  • accusation abusive de « non accès aux enfants » lors d’une visite à l’école: tout d’abord accusateur vis à vis de son ex (le 23 octobre 2006 – Madame la Directrice …vous m’avez informé que …), il précise ensuite être au courant que la décision à été prise par la directrice (le 23 octobre 2006), accuse son ex de nouveau en justice le 01 novembre 2006 continue en justice le 02 octobre 2007 avant d’être confronté aux dires de la Directrice (18 juin 2007), lors de l’entretien il n’a jamais été question de son ex et que l’accès aux enfants n’est pas autorisé pendant le temps scolaire).

Là ou il aura fallu trois contraventions imaginaires à Marseille pour obtenir que la justice se penche sur l’affaire il y en aura eu pendant 4 ans à Tours avant que le Procureur (il est vrai seulement adjoint) ne déclare:

Ce qu’il faut savoir c’est que l’IGPN ne peut prendre action contre un ripou (et encore) que si celui-ci est condamné par la justice.

Le magistrat détient donc la clé du suivi des plaintes. Dans le cas présent il s’agissait du Procureur adjoint Cruz, proche communautaire du policier, parti à la retraite anticipée par le jeu des RTT cumulés (sic).

La morale de cette histoire c’est que lorsque vous croisez un « flic » ripou vous avez toute chance de vous en sortir si vous rencontrez des magistrats intègres. Lorsque vous croisez un « flic » ripou et des magistrats corrompus vous n’avez aucune chance de vous en sortir, même en relançant l’IGPN voire encore mieux le Ministère de l’Intérieur.

Quand Marseille chasse les policiers ripoux Tours donne un signe d’encouragement.