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MÉDIATOR, ANALYSE DU RAPPORT IGAS: les trois coups et les deux premiers acteurs – Aquilino Morelle

Par Yves Dumas

Médecin puis énarque, Aquilino Morelle fut inspecteur à l’IGAS dans les années 90. C’est à ce titre qu’il fut l’inspecteur dans l’affaire du sang contaminé.

Connu comme une personne très engagée à gauche ce positionnement ne semble pas avoir été un problème pour son choix par le Ministre de la Santé, probablement compte tenu de l’aspect technique du travail qui lui était confié.

C’était, à cette époque, un ami proche de Manuel Vals, lui-même lié au patron d’Euro RSCG, Stéphane Fouks, (ils ont été ensemble dans le même syndicat étudiant), plume de Lionel Jospin, d’Arnaud Montebourg, de François Hollande.

Il a effectué un passage chez Euro RSCG où il y crée la branche santé.

Il ne cessait les allers retours entre public et privé.

Il briguait une investiture du Parti Socialiste dans une circonscription occupée par un député sortant âgé de plus de 67 ans (Tony Dreyfus à Paris ou encore dans le Pas-de-Calais), une disposition spécialement créée par Arnaud Montebourg pour son ancien directeur de campagne…

Victime d’insuccès aux législatives (2002, 2007), il rejoint l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales), son ancienne maison.

Le « Chef » de l’igas confie la « mission d’enquête et d’évaluation relative au Médiator et à la réforme de la pharmacovigilance » à Madame Anne-Carole Benszadon, Monsieur Etienne et Monsieur Aquilino Morelle, ce dernier se voyant confier la coordination de la mission.

En toute discrétion il travaille activement à la préparation de l’élection présidentielle de 2012.

ALOURDIR LES PEINES CONTRE CEUX QUI S’EN PRENNENT AUX POLICIERS : QUE FAITES-VOUS MONSIEUR LE MINISTRE CONTRE LES POLICIERS QUI S’EN PRENNENT AUX CITOYENS ?

Par Michel Engelmann

Notre Ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, lors de sa conférence de presse sur le bilan 2012 de la politique de sécurité, le 18 janvier à Paris, a demandé à Christiane Taubira des peines aggravées à l’encontre de ceux qui s’en prennent aux forces de l’ordre.

Nous y sommes favorables car l’autorité juste et fondée sur les faits ne doit pas rester soumise aux aléas du non-droit. Le modèle anglo-saxon dans ce domaine peut servir d’inspiration et doit pouvoir être adapté.

«Beaucoup de policiers dans notre pays depuis des années sont mis en cause par des individus particulièrement violents (…); il n’est pas normal que de jeunes individus particulièrement dangereux ne soient pas aujourd’hui en prison et aient uniquement des peines trop légères», a martelé Manuel Valls.

Nous acceptons cette argumentation même si cette demande survient une nouvelle fois après un nouveau drame et qu’il n’est jamais bon de réagir sous l’impulsion de situations de crise.

Que cette proposition soit accueillie favorablement par les différents syndicats n’est pas surprenant (Synergie-Officiers, secrétaire général adjoint d’Alliance, Alliance). L’an passé, selon les chiffres de l’Intérieur, on a dénombré 6 morts en mission de police (trois fonctionnaires, trois militaires), auxquels s’ajoutent les 5630 blessés parmi les policiers et les 1342 parmi les gendarmes.

Mais qu’allez-vous faire Monsieur le Ministre dans les situations inverses, situations dans lesquelles des policiers s’en prennent à de simples citoyens ?

Rien que dans notre bonne ville de Tours les cas deviennent inacceptables sans que nous ayons la garantie qu’ils nous soient tous communiqués. En plus ils sont couverts par les magistrats même si le Procureur Varin put paraitre « gêné », comme le soulignait la journaliste de la NR, lors du procès qui condamna un homme sous l’emprise de l’alcool pour insultes à l’encontre de policiers alors qu’il avait fait l’objet d’une « bastonnade » sous les yeux des caméras par ces mêmes policiers. Quinze jours plus tard une affaire semblable se reproduisait, nous n’en avons à ce jour aucun suivi. Que dire encore de l’affaire de « l’Internaute de Tours » dans laquelle des policiers ont manifestement manipulés des fichiers informatiques pour accuser un jeune homme de pédopornographie dans le cadre établi d’un conflit personnel entre un policier et une famille. Les magistrats ont également couverts par refus de juger. La hiérarchie policière a également couvet ces mêmes policiers et ceci jusqu’au Ministère de l’Intérieur.

Le seul recours qui vous offrez aux citoyens est d’aller jusqu’au CEDH pour faire condamner la France pour des pratiques inacceptables et le non-respect des Droits de l’Homme.

La crédibilité de votre action dépendra de la manière avec laquelle vous aurez le courage de traiter de l’ensemble du problème, ce qui ne fut pas nécessairement le cas de vos prédécesseurs.

Pour que les policiers soient crédibles il faut traiter des deux aspects du problème.